Pestes, épidémies et cures miraculeuses

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Pestes, épidémies et cures miraculeuses

Appel à contributions
Date limite : 1er avril 2021

 

Les Cahiers des Études Anciennes lancent un appel à contribution pour un numéro spécial sur le thème des pestes, épidémies et cures miraculeuses dans l'Antiquité. L'actualité récente nous amène à examiner les épidémies antiques d'un œil nouveau. En particulier, nous souhaiterions mettre en lumière les aspects suivants :

1. Les transformations politiques et sociales associées aux épidémies
Comment la peste d'Athènes transforme-t-elle la société athénienne ? Quelles sont les conséquences de la peste antonine sur le pouvoir impérial ?

2. Le discours médical, scientifique et religieux sur les pestes
Comment les médecins, les prêtres, les scientifiques recommandent-ils de prévenir la contagion ? Quelles cures recommande-t-on aux malades ? Quelles précautions prend-t-on pour soigner les malades ? Quelles formes de causalité invoque-t-on, quelles théories voit-on émerger pour expliquer la maladie ? Si Hésiode (Les Travaux et les jours, v. 244-245) et Diodore (Bibliothèque historique, XII, 48) sont enclins à y voir l'œuvre de la divinité et à chercher dans les pratiques religieuses une cure à la maladie collective, Thucydide (Histoire de la guerre du Péloponnèse II, 48) constate plutôt l'inutilité des rituels pour la guérison des malades, et Lucrèce trouve les causes naturelles de la maladie dans l'air, l'eau ou la nourriture (Lucrèce, De la Nature, VI, 1124-1130).

3. Les effets de la peste et des épidémies sur le corps social
Les effets d'une épidémie sur le plan démographique peuvent être assez variés, entre une mortalité accrue des plus faibles au début de la contagion et une diminution de la fertilité qui peut se faire sentir un peu plus tard. Les épidémies affectent-elles différemment les différents groupes sociaux, les enfants, les vieillards, les adultes ? Quel rôle jouent les femmes et les esclaves lors d'épidémies ? Traditionnellement responsables des soins des morts, les femmes constituent-elles de ce fait un groupe particulièrement touché par la maladie ?

4. Les cicatrices de la peste
Les épidémies laissent des traces dans l'imaginaire collectif et dans les pratiques quotidiennes, sous forme de rituels, de peurs et de tabous. Comment les sources antiques traitent-elles des pestes ? Ce traitement varie-t-il selon le genre littéraire (chez Lucrèce, Sénèque, Thucydide, Lucien, Dion Cassius, Ammien Marcellin, Galien) ? Thucydide, par exemple, a lui-même souffert de la maladie et en décrit les symptômes de première main. Comment porte-t-on le deuil en période d'épidémie ? Le discours sur la mort se modifie-t-il dans les années qui suivent les pestes ?

5. Pestes mythiques, effets réels
Les épidémies mythiques (e. g. 2 Samuel 24 : 15-16 ; Homère, L'Iliade, chant I ; Sophocle, Œdipe-Roi, v. 22-76; Euripide, Les Bacchantes, vers 208-271 ; Tite-Live, l. I, 31) laissent également leurs marques tant dans l'imaginaire collectif que dans la vie réelle. Quelles causes, quels effets impute-t-on aux pestes mythiques ? Sont-elles traitées de la même manière que les pestes réelles ? Servent-elles à mieux comprendre les pestes réelles ?

6. Réception moderne des pestes anciennes
Les pestes mythiques et réelles de l'Antiquité ont fait l'objet de discussions dans le monde moderne, refaisant surface tantôt discrètement (Benjamin Constant, Principes politiques livre 5, chapitre 4), tantôt de manière plus diserte (Antonin Artaud. 1938, Le théâtre et son double, chap. 1 et 6 ; René Girard, 1973, La violence et le sacré, chap. 3 et 5). Elles ont également été traitées dans les médias depuis le début de la pandémie. Pourquoi s'y intéresse-t-on ? Quel intérêt leur trouve-t-on sur le plan heuristique ?

Présentation des manuscrits.
Les propositions d'articles doivent être transmises dans un document Word anonyme avant le 1er avril 2021 à l'adresse suivante: Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. . Les informations permettant d'identifier l'auteur, l'autrice doivent être transmises dans un document distinct. Les articles doivent comporter un maximum de 30 000 signes, espaces comprises.
Le texte doit porter le moins de mise en page possible.
Le texte doit être présenté à interligne simple en Times New Roman 12 points.
Les notes doivent être présentées en Times New Roman 10 points et numérotées de façon continue.
Le point-virgule et les deux points, le point d'interrogation et d'exclamation, ainsi que le numéro de page dans les références devraient être précédés d'une espace insécable ; les guillemets ouvrants devraient être suivis d'une espace insécable, les guillemets fermants, précédés d'une espace insécable. Il devrait également y avoir une espace insécable entre l'initiale et le nom d'un auteur.
Tous les mots en langue étrangère (y compris le latin, mais excluant le grec) devraient être en italique.
Les références bibliographiques doivent être complètes (auteur, titre, éditeur scientifique du volume, ville, maison d'édition, collection, année, pages) et uniformes. Le nom d'auteur doit être présenté en petites majuscules. Pour les titres des revues, il est recommandé d'utiliser les abréviations de l'Année Philologique.
Pour le grec, il est préférable d'utiliser une police unicode. Si cela est impossible, il serait apprécié que les versions informatiques des textes parviennent en version pdf et soient accompagnées de la lettrine en document attaché.

Organisation : Cahiers des Études Anciennes
Contact : etudesanciennes[at]revues.org

 

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