Pourquoi traduire ? La traduction et ses enjeux de l’Antiquité gréco-romaine à l’âge classique

Envoyer Imprimer

Pourquoi traduire ? La traduction et ses enjeux de l'Antiquité gréco-romaine à l'âge classique

Appel à contributions
Date limite : 15 février 2022

 

Colloque international « Pourquoi traduire ? La traduction et ses enjeux de l'Antiquité gréco-romaine à l'âge classique » organisé à Strasbourg les 14 et 15 novembre 2022

Organisateurs : Frédéric Chapot, Béatrice Guion, Agnès Molinier Arbo et Jean-Luc Vix

Pourquoi traduire ? La réponse paraît simple : pour faciliter l'accès de certains textes à des lecteurs qui ne maîtriseraient pas la langue originelle dans laquelle ils ont été écrits. La traduction contribue ainsi traditionnellement à la diffusion d'une documentation ou d'un savoir ; elle intervient également dans l'éducation, comme outil permettant l'apprentissage d'une langue étrangère, voire le perfectionnement d'un style.

Cependant traduire, de l'Antiquité jusqu'à l'âge classique, c'est aussi et peut-être surtout adapter : les écarts existant entre le modèle et la « traduction » peuvent parfois être révélateurs d'objectifs idéologiques, de nature religieuse (par exemple l'adaptation latine de la Guerre des Juifs attribuée au Pseudo-Hégésippe qui propose une interprétation pro-chrétienne de la Guerre des Juifs de Flavius Josèphe) et/ou politique : la traduction des langues antiques dans l'Europe de la première modernité assume un rôle qui est autant de transmission que de promotion des langues vernaculaires. À l'inverse, on peut se demander dans quel cadre et comment a pu se manifester une exigence de littéralité (traduction des textes sacrés juifs et chrétiens, par exemple). Enfin, la question « Pourquoi traduire ? » appelle celle du (des) public(s) visé(s) : national ou étranger, acquis ou devant être convaincu, scolaire, populaire ou savant, « mondain », etc.
Ce sont ces finalités que le colloque se propose d'étudier, dans diverses aires temporelles : l'Antiquité gréco-romaine, l'époque byzantine, les siècles classiques.
Des finalités assignées à la traduction découlent ses pratiques : s'agit-il d'accommoder une réalité étrangère ou de préserver une altérité ? On peut par exemple s'interroger sur la façon dont sont traduits en latin les concepts de la philosophie grecque, ou encore sur les choix des traducteurs dans l'Europe de la première modernité pour rendre compte des réalités politiques, institutionnelles et militaires de l'Antiquité gréco-latine.
Les quelques pistes évoquées n'épuisent évidemment pas les problèmes susceptibles d'être abordés à partir de la réflexion qu'ont pu mener les traducteurs sur leur propre travail ou bien des textes eux-mêmes : nous invitons ceux qui seraient intéressés par la problématique à nous envoyer leurs propositions de communication accompagnées d'un résumé avant le 15 février 2022.

Contacts (merci d'adresser vos propositions conjointement aux quatre organisateurs) :
F. Chapot (chapot[at]unistra.fr)
B. Guion (beatrice.guion[at]unistra.fr)
A. Molinier Arbo (aarbo[at]unistra.fr)
J. L. Vix (jlvix[at]unistra.fr)


 

Lieu de la manifestation : Université de Strasbourg
Organisation : Frédéric Chapot, Béatrice Guion, Agnès Molinier Arbo et Jean-Luc Vix
Contact : voir ci-dessus dans le texte de l'appel