C. Besson, O. Blin et B. Triboulot (éd.), Franges urbaines, confins territoriaux. La Gaule dans l'Empire

Envoyer Imprimer

978-2-35613-150-8.jpg

Claire Besson, Olivier Blin et Bertrand Triboulot (éd.), Franges urbaines, confins territoriaux. La Gaule dans l'Empire, Bordeaux, 2016.

Éditeur : Ausonius Éditions
Collection : Mémoires
688 pages
ISBN : 978-2-35613-150-8
60 €

“Périphérie”, “périurbain”, “suburbain”, “franges”, “confins”... autant de termes qui désignent ce qui borde, entoure, cerne une entité spatiale comme l'agglomération urbaine ou un territoire de cité.
Les objectifs du colloque “Franges urbaines, confins territoriaux. La Gaule dans l'Empire” qui s'est tenu à Versailles du 29 février au 3 mars 2012 étaient d'interroger la validité de tels termes, de ce qu'ils supposent et définissent : comment caractériser ces espaces et quelle réalité recouvrent-ils ? Quels sont ces lieux intermédiaires, où l'on n'est plus tout à fait là et pas encore tout à fait ailleurs ? Peut-on les appréhender par des traces tangibles, matérielles, par la terminologie, la géographie, la toponymie, la sociologie ? En filigrane, il s'agissait aussi de mieux appréhender le rôle de l'archéologie dans la fabrique de ces différents concepts spatiaux, ainsi que dans l'acquisition et l'interprétation de données concrètes.
Les sujets abordés ont permis de renouveler la réflexion sur les notions spatiales, fonctionnelles, typologiques, à partir desquelles il est possible d'aborder le phénomène urbain et d'en définir les éventuelles limites. Mais peut-on discerner des types d'occupations ou d'activités qui soient de manière indiscutable (voire archéologiquement attestée) caractéristiques de cette zone intermédiaire, la “frange urbaine”, entre monde urbain et monde rural ? Ou bien relèvent-elles nécessairement et exclusivement de l'un ou de l'autre ?
L'approche des confins territoriaux s'appuie davantage sur le rôle structurant des réseaux, la mise en évidence de maillages, la répartition spatiale des propriétés, la question des échanges au travers des circuits d'approvisionnement, de production et de distribution, le concept d'aire de diffusion... tous éléments susceptibles de caractériser un territoire et de le définir par rapport à un autre. Qu'en est-il des abords de ces territoires : des marqueurs culturels ou matériels permettent-ils réellement d'affirmer qu'un espace relève de telle culture ou de telle aire politique ? Comment se présentent alors les espaces intermédiaires entre deux cultures nettement différenciées ?
La Gaule est au centre des débats, mais des éclairages issus d'autres régions de l'Empire permettent d'élargir les points de vue.

 

Source : Ausonius éditions

 

Inscription à la lettre d'informations



Recevoir du HTML ?

Identification