Victorin de Poetovio, Opera quae supersunt

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Victorin de Poetovio, Opera quae supersunt. Explanatio in Apocalypsin una cum recensione Hieronymi. Tractatus de fabrica mundi. Fragmentum de vita Christi, Turnhout, 2017.

Éditeur : Brepols
Collection : Corpus Christianorum Series Latina (CCSL 5)
314 pages
ISBN : 978-2-503-57122-5
180 €


De l'œuvre de Victorin de Poetovio, qui, d'après ce qu'en dit Jérôme, était considérable, peu de chose nous est parvenu. Mis à part un court traité sur la semaine primordiale (CPL 79) et une note sur la chronologie de la vie du Christ prise dans les archives d'Alexandre de Jérusalem, l'essentiel de son héritage littéraire est constitué par un commentaire de l'Apocalypse composé vraisemblablement sous Gallien, dans les années 260 (CPL 80). Jusqu'il y a un siècle, ce commentaire était connu seulement à travers une édition revue et corrigée par Jérôme. Encore lisait-on le plus souvent cette édition sous une forme profondément remaniée durant le haut moyen âge, car c'est celle-là qui est reproduite par Migne.

En 1916, Johannes Haussleiter a publié dans le Corpus de Vienne une édition critique où le texte original, redécouvert par lui dans un manuscrit du Vatican, et le texte hiéronymien étaient présentés en parallèle. Cette édition mérite aujourd'hui d'être refaite. Des manuscrits importants étaient inconnus de Haussleiter. Il a également commis diverses erreurs de jugement, qui s'expliquent par la connaissance imparfaite qu'on avait alors des anciens commentaires latins de l'Apocalypse. Plus récemment, Martine Dulaey a sorti la figure attachante de l'évêque martyr de Poetovio de l'ombre dans laquelle l'avait relégué la perte de la plupart de ses écrits, en publiant une étude exhaustive sur sa vie, son œuvre, sa doctrine. La présente édition critique, qui prend en considération l'ensemble de la tradition, se veut le complément et, d'une certaine façon, la justification de l'édition du texte original de Victorin qu'elle a donnée dans la collection des Sources chrétiennes. Elle rendra justice à un auteur trop peu connu, dont l'influence fut considérable à la fin de l'antiquité et jusqu'à l'époque carolingienne.

Monseigneur Roger Gryson, professeur émérite à l'Université catholique de Louvain, est connu notamment par ses travaux sur l'histoire des institutions ecclésiastiques dans l'antiquité, l'arianisme latin et la critique textuelle de la Bible latine.

 


Source : Brepols