C. Chulsky, Notables Nîmois. Magistrats, chevaliers et sénateurs issus de la cité de Nîmes à l'époque romaine

Envoyer Imprimer

Céline Chulsky, Notables Nîmois. Magistrats, chevaliers et sénateurs issus de la cité de Nîmes à l'époque romaine, Montpellier, 2018.

Éditeur : Presses Universitaires de la Méditerranée
Collection : Revue archéologique de Narbonnaise
424 pages
ISBN : 979-10-92655-08-7
30 €

Supplément Revue Archéologique de Narbonnaise n° 47.

La cité de Nîmes se distingue, à l'époque romaine, par sa riche aristocratie connue grâce aux inscriptions et à quelques mentions littéraires. Au premier siècle av. n. è., des préteurs sont attestés ; ils semblent être à la tête de la confédération des Volques Arécomiques, rassemblant une trentaine d'agglomérations indépendantes. À l'époque césarienne, ces agglomérations reçoivent le droit latin et Nîmes devient une colonie latine dirigée par des quattuorvirs. Au début du règne d'Auguste, Nîmes est refondée ; la plupart des agglomérations de la région passent sous sa domination politique. C'est peut-être à cette occasion que le cursus est modifié et élargi. À cette époque, les notables semblent souvent être les descendants d'aristocrates ayant reçu la citoyenneté de grands généraux de la République, et donc être issus de l'ancienne élite dirigeante indigène. Les plus importants intègrent le Sénat de Rome. La carrière sépare nettement des élites anciennes suivant un parcours en quatre à cinq étapes et des personnages plus modestes ne prenant en charge que la questure ou l'édilité. Les sénateurs s'en dispensent entièrement.

Au cours du premier siècle de n. è., l'origine des notables se diversifie, même si les descendants des aristocrates issus des clientèles républicaines dominent encore la vie politique. La période la plus faste pour Nîmes est le deuxième siècle de n. è. La cité ne produit quasiment plus de sénateurs, mais les chevaliers locaux ont une ampleur sans précédent, et elle rayonne sur la Narbonnaise. Les magistrats sont alors souvent issus de nouvelles familles indigènes n'ayant pas appartenu aux clientèles républicaines.
L'élite nîmoise se recentre ainsi progressivement sur sa province, alors qu'elle était tournée vers Rome au premier siècle de n. è. Elle multiplie les attentions envers sa cité et les communautés de Narbonnaise, celles-ci lui rendant les dépenses par l'octroi d'honneurs. Nîmes attire désormais non seulement les élites des communautés arécomiques anciennement indépendantes, mais aussi celles d'autres cités de la région. Toutefois, un arrêt progressif de l'usage des inscriptions ne nous permet presque plus, à partir du début du troisième siècle de n. è., de connaître les notables.

 

 

Source : Presses Universitaires de la Méditerranée

 

Inscription à la lettre d'informations



Recevoir du HTML ?

Identification