E. Bartoli (éd), Medieval Women in Letters

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Elisabetta Bartoli (éd), Medieval Women in Letters. Letters by Women, to Women, and about Women in Medieval Literatures, Turnhout, 2025.

Éditeur : Brepols
Collection : Utrecht Studies in Medieval Literacy, 66
xiv + 376 pages
ISBN : 978-2-503-61681-0
110 €

The letter was the most widespread means of communication in the Middle Ages and the most practiced literary genre also among women. This volume, produced under the auspices of the Medieval Women in Letters project from the MedioEvA Center (University of Siena, Rome Sapienza and Tours), explores the rhetorical, literary, thematic, and historical-cultural aspects of the female epistolography in the Middle Ages. Latin literature constitutes a cohesive element between the various vernacular languages that were establishing themselves during the Middle Ages, and this volume promotes the study of women's literature and medieval woman by adopting a consistently comparative and translinguistic method, analyzing women's literature in all the languages used in medieval Europe.

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Tite-Live, Histoire romaine, Livre IX

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Tite-Live, Histoire romaine. Tome IX : Livre IX. Texte établi, traduit et commenté par Dominique Briquel et Charles Guittard, Paris, 2025.

Éditeur : Les Belles Lettres
Collection : Collection des universités de France. Série latine
CL-370 pages
ISBN : 9782251015033
59 €


Le livre IX de l'Histoire romaine de Tite-Live traite de la période allant de 321 à 304 : il s'achève sur l'année qui voit la conclusion de la deuxième guerre samnite, dans laquelle Rome s'était engagée en 326, à la suite de l'intervention l'année précédente des Samnites aux côtés des Paleopolitains dans l'affaire de Naples et du refus hautain opposé par les Samnites aux ambassadeurs venus leur présenter les doléances romaines. Le livre VIII avait exposé les événements survenus durant les quatre premières années du conflit, de 326 à 322. Mais, alors que le livre VIII se clôt sur le succès des armées romaines, qui incite les Samnites, en 322, à proposer la paix – en une démarche à laquelle Rome oppose une fin de non-recevoir –, le livre IX commence par l'évocation, pour l'année 321, d'un des plus grands revers que l'Vrbs ait connus au cours de son histoire, le désastre des Fourches Caudines, où les légions, bloquées dans un défilé par les Samnites, durent se résoudre à capituler, sans même, humiliation suprême, qu'il leur eût été possible de se mesurer à l'ennemi les armes à la main. Le livre expose donc la lente remontée de Rome après cette catastrophe et s'achève sur la revanche complète de ceux que l'ennemi samnite croyait avoir définitivement vaincus en 321. Ce qui sous-tend le récit est, par conséquent, avant tout le retournement progressif de la situation après la catastrophe, aboutissant au triomphe final de Rome, et le livre IX acquiert de ce fait une unité qui en fait un des plus construits de l'oeuvre livienne. C'est donc une grande page de l'histoire de Rome que nous offre l'historien padouan – ou plus exactement de l'image qu'elle s'en est donnée.

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Lothaire de Segni, Misère de la condition humaine

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Lothaire de Segni, Misère de la condition humaine. Texte introduit, traduit et commenté par Olivier Hanne, Paris, 2025.

Éditeur : Les Belles Lettres
Collection : La roue à livres, 106
232 pages
ISBN : 9782251457475
35 €


Le premier traité conservé de Lothaire de Segni, appelé à devenir le pape Innocent III, fut écrit au début de l'année 1195. Bien que court, il rencontra un succès considérable avec plus de sept cents manuscrits, comptant parmi les titres les plus lus du Moyen Âge. Suivant un plan en trois parties, inspiré par la théologie parisienne, Lothaire décrit les misères dont l'homme est victime, les vices dont il est responsable et les pénitences du damné, s'attardant sur la putréfaction des cadavres selon une observation physique précise. Toutes les catégories sociales semblent frappées par le malheur, même les riches et les courtisans. Bien que l'ouvrage reprenne les anciennes thématiques du mépris du monde et puise à des sources patristiques et monastiques bien connues, Lothaire construit une oeuvre vivante, à travers laquelle il incite le lecteur à la vie morale, et non à la fuite dans le monastère. Si le ton néoplatonicien est sombre, la faute de l'homme est morale avant d'être charnelle ou sexuelle. Ses péchés l'emportent sur un éventuel déterminisme naturel et l'auteur croit à la dignité de l'homme. Le cardinal n'avait-il pas prévu dans un second livre de justifier la grandeur de la vie humaine, livre qu'il ne rédigea jamais ?
On donne ici la première traduction française complète et commentée de ce traité.

 

Source : Les Belles Lettres