Appels à contribution

À quoi sert la tragédie grecque aujourd’hui ?

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À quoi sert la tragédie grecque aujourd'hui ?

Usages et imaginaires d'un objet culturel au XXIe siècle

12-13-14 octobre 2023, Paris

Colloque organisé par Tiphaine Karsenti (Université Paris Nanterre, HAR), Claire Lechevalier (Université de Caen Normandie, LASLAR) et Lucie Thévenet (Nantes Université, LAMO)

Appel à contributions
Date limite : 10 novembre 2022

 

La tragédie est morte, il serait vain de vouloir la ressusciter (comme toute la tradition s'est imaginée possible de le faire). Il faut au contraire prendre soin du cadavre, le laver et le parer, lui préparer une sépulture. La célébration des funérailles – une cérémonie, sinon un rituel- ce sera le commencement de notre théâtre. (…)[1].

Ainsi Michel Deutsch et Philippe Lacoue-Labarthe constataient-ils en 1981 à la fois l'obsolescence de la tragédie et la nécessité de refonder un nouveau théâtre sur ses cendres mêmes. Si l'affirmation de la mort de la tragédie grecque ou de son inactualité est devenue depuis un lieu commun critique (« La tragédie grecque est-elle finie ? », se demandait-on en 1989[2]), force est de constater que sa présence n'a pas faibli sur les scènes et que la référence aux formes tragiques revient sans cesse dans les discours des artistes les plus divers (de Warlikowski à Deborah Warner, de Romeo Castellucci à Milo Rau, de Maxime Kurvers à Gwenaël Morin, de Hanane Hajj Ali à Kossi Efoui). Ce colloque a pour objectif de cerner les enjeux actuels de la référence à la tragédie grecque et d'en analyser les usages esthétiques, sociaux, politiques dans la création internationale depuis la fin du XXe siècle, dans le but de mieux comprendre à quoi sert la tragédie grecque aujourd'hui.

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Citer les Anciens à la Renaissance

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Citer les Anciens à la Renaissance

La citation et la fabrique de l'Antiquité dans les éditions des textes classiques : Analyse et exploration numérique

Appel à contributions
Date limite : 01/12/2022

 

24-25 avril 2023 – Université Jean Moulin Lyon III
ANR « IThAC » L'invention du théâtre antique / HiSoMA UMR 5189 Axe B Cultures anciennes et temporalités


La fin du XVe siècle voit paraître l'édition princeps de nombreux auteurs anciens, grecs et latins. Avec la naissance de l'imprimé, la place dévolue aux paratextes rédigés par les éditeurs et commentateurs augmente considérablement : or les épîtres dédicatoires, arguments, prolégomènes, préfaces, adresses au lecteur, traités ou commentaires que les humanistes intègrent à leurs éditions sont émaillés de références aux auteurs antiques.
Dans ce réseau de références, la pratique de la citation et ses déclinaisons tiennent une place de choix. Le recours à la parole des Anciens contribue par exemple à consacrer des terminologies et des catégories visant à la pleine compréhension des œuvres antiques : Canter mobilise largement les dénominations d'Héphestion pour étudier la métrique et la composition des tragédies grecques ; Camerarius cite Cicéron (CM. 22) pour appuyer sa lecture biographique de l'Œdipe à Colone ; Estienne convoque Virgile (En. 4.539) pour exprimer sa gratitude à Antoine de la Faye. Plus encore, au moment où l'imprimé permet une diffusion large des écrits, la pratique de la citation contribue à l'« invention » non seulement de l'auteur que l'on édite, mais aussi de l'auteur cité.

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L'humour dans la littérature ou la littérature humoristique

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L'humour dans la littérature ou la littérature humoristique

Université Hassan II de Casablanca
Faculté des Lettres et des Sciences Humaines Ben M'sik Casablanca
Laboratoire Langues, Littératures et Communication
Groupe de Recherche en Littératures et Cultures Francophones et Comparées
Groupe de Recherche en Arts et Lettres

8ème colloque international

L'humour dans la littérature ou la littérature humoristique

18 et 19 mai 2023

Appel à contributions
Date limite : 30 novembre 2022

 

L'histoire de l'humour n'est pas datée, car l'humour n'est pas une catégorie historique. Dans L'art d'aimer, Ovide donne le ton, un style en décalage comique entre le thème abordé, celui de la séduction entre hommes et femmes, et le propos lui-même qui tend vers une légèreté avant-gardiste par rapport à l'époque. L'humour dans l'antiquité ouvre la voie à de multiples représentations de cette notion autant dans les discours que dans les métadiscours.

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Aux frontières des espèces

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Aux frontières des espèces

Frontière·s, Revue d'Archéologie, Histoire & Histoire de l'Art

Appel à contributions
Date limite : 20 décembre 2022

 

Coordination : Jérémy Clément (Université Paris Nanterre) et Mathieu Engerbeaud (Aix-Marseille Université)

Les mythologies grecques et romaine sont peuplées de créatures hybrides empruntant des caractéristiques physiques aux êtres humains et aux animaux, comme en témoignent les exemples connus du sphinx, du faune ou encore du Minotaure.
Ces hybridations imaginaires transgressent la frontière perméable qui sépare les êtres humains des animaux. Si l'affirmation de l'exceptionnalité humaine permet progressivement à la philosophie grecque d'élever et d'isoler l'homme au sein du règne animal, il n'en demeure pas moins que la littérature, l'ethnographie et la zoologie antiques et médiévales ont continué d'interroger la frontière interspécifique non comme une dissociation radicale, mais comme une limite poreuse, une zone grise aux multiples gradients d'humanité et d'animalité, dont l'hybridité mythologique n'est que l'une des manifestations.
Pour ce huitième numéro, les auteur·rice·s sont notamment invité·e·s à s'interroger sur ces frontières entre les espèces animales non humaines, mais aussi celle qui existe entre celles-ci et l'espèce humaine, ce qui laisse plusieurs manières de s'emparer du sujet.

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