Déviances antiques : la cité à l’épreuve de la transgression

Déviances antiques : la cité à l'épreuve de la transgression

Journée d'étude organisée par le Laboratoire junior TAntALE – École Normale Supérieure de Lyon, 6 avril 2020
Ouvert aux doctorants, jeunes chercheurs et enseignants-chercheurs

Appel à contributions
Date limite : 6 janvier 2020



Après s'être attaché à circonscrire le concept de « transgression » dans l'Antiquité grecque et romaine et à étudier l'émergence des figures transgressives, érigées en modèles ou en contre-modèles, le laboratoire junior TAntALE se propose de poursuivre sa réflexion autour de cette notion en élargissant le cadre et l'objet du concept de transgression.
Si l'on se limite à comprendre la transgression comme acte purement individuel, on risque d'omettre tout un pan de l'activité transgressive : les pratiques et comportements s'écartant de la norme au sein même de la cité, exprimés à la marge de la communauté, et qui peuvent difficilement être lus et compris à travers le prisme de la figure exceptionnelle. Les sciences sociales ont développé le concept de « déviance » pour traduire cette réalité : la sociologie étudie ainsi les pratiques et identités perçues comme anormales, les mécanismes de conformisation ou de non-conformisation aux normes, ainsi que la réaction sociale que les comportements déviants entraînent (punition, stigmatisation, etc.). L'acte transgressif de Prométhée n'est pas à mettre sur le même plan que les comportements des initiés aux Mystères d'Éleusis, et, plus généralement, des conduites minoritaires et exclues du cadre social, qui représentent une altérité au sein de la communauté. Dans le premier cas, les figures individuelles sont mises en lumière, que ce soit positivement ou négativement, voire sacralisées par la fascination qu'elles provoquent ; dans le second, les comportements déviants font l'objet d'une marginalisation : du froncement de sourcil à la punition judiciaire, les sociétés possèdent un large éventail de modes de sanction vis-à-vis de ces comportements. Le discrédit, la marginalisation, l'exclusion, la stigmatisation et la criminalisation sont les mécanismes alors mis à la disposition de la société qui, pour préserver ses normes, se voit contrainte de réduire ces pratiques à la clandestinité ; paradoxalement, elles sont parfois poussées à apprendre à cohabiter avec eux. Comprendre les ressorts de la déviance dans l'Antiquité grecque et romaine, sa réalité et sa perception, sera l'enjeu de cette troisième journée d'étude.

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M. Courrent, Vitruuius auctor

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Mireille Courrent, Vitruuius auctor. L'œuvre littéraire de Vitruve et sa réception dans la littérature antique (Ier-Ve siècles), Bordeaux, 2019.

Éditeur : Ausonius Éditions
Collection : ScriptaAntiqua
394 pages
ISBN : 978-2-35613-253-6
25 euros

Le De architectura de Vitruve est le seul traité d'architecture antique qui ait été conservé et largement diffusé en Europe depuis le moyen-âge. Sa renommée provient de ses principes théoriques qui ont longtemps servi de référence, mais aussi des divers savoirs, techniques et scientifiques, qu'il convoque et qui le rattachent à la tradition encyclopédique.
Mais quelle a été sa réception dans l'antiquité ? On ne trouve en effet dans la littérature latine que cinq mentions de Vitruve. Était-il lu ? Et par qui ? Cette étude est une enquête sur l'autre face du De architectura : y sont étudiés successivement le travail d'écriture mené par Vitruve afin que son livre ne soit pas un texte technique, mais une œuvre littéraire digne d'entrer dans les bibliothèques des savants, son immense apport au lexique de la langue latine et, enfin, les nombreuses traces qu'il a laissées dans la littérature de l'époque impériale.
Cette enquête permet aussi de réévaluer la place des textes que nous appelons « techniques » dans la littérature latine et la circulation des mots et des idées entre les champs disciplinaires et entre les mondes romain et grec.

 

Honte et vertu dans l'Antiquité

Honte et vertu dans l'Antiquité

Colloque international, Aix-en-Provence, 15-17 juin 2020

Appel à contributions
Date limite : 31 décembre 2019

 

LʼUniversité dʼAix-Marseille, le Centre Gilles Gaston Granger (UMR 7304) et le Centre Paul-Albert Février (CPAF-TDMAM UMR 7297) organisent un colloque international sur Honte et vertu dans lʼAntiquité, du 15 au 17 juin 2020, à Aix-en-Provence, France.


Présentation
La philosophie morale est aujourdʼhui marquée par un intérêt pour les questions de psychologie et dʼanthropologie des comportements, et pour lʼéthique des vertus plutôt que pour lʼéthique des devoirs. Ce contexte a mis au premier plan la question des émotions : le paradigme dominant nʼest plus celui dʼune opposition entre raison et désirs ou passions, mais celui dʼune interaction complexe entre les principes normatifs et rationnels de lʼagir et les émotions quʼéprouve lʼagent moral, non en tant quʼelles seraient seulement des entraves ou des perturbations de la moralité des comportements, mais en tant quʼelles jouent aussi un rôle positif et moteur à cet égard.

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