J.-P. Richard, Shakespeare pornographe. Un théâtre à double fond

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Jean-Pierre Richard, Shakespeare pornographe. Un théâtre à double fond, Paris, 2019.

Éditeur : Editions rue d'Ulm
246 pages
ISBN : 978-2-7288-0622-5
20€

 

Nul, au temps de Shakespeare, n'a su autant que lui transmuer l'obscénité verbale en énergie dramatique, jusqu'à produire sous l'intrigue officielle de ses pièces un tout autre spectacle, fait des péripéties salaces du langage lui-même.
C'est à cette production parallèle, à cet autre théâtre, le plus souvent désopilant, que nous sommes invités à assister ici. On y découvre un pan méconnu du génie créateur de Shakespeare. Car ce montreur d'hommes est aussi un pornographe hors pair, assurément le plus doué de sa génération. De sa première à sa dernière (39e ?) pièce, il a cultivé systématiquement une double entente saturée d'obscénité, qui va bien au-delà de la trouvaille ponctuelle, dans le cadre d'une véritable stratégie dramaturgique de l'équivoque.
Ce voyage d'exploration pourra éclairer les anglicistes, les traducteurs ou les gens de théâtre. Il se lit aussi comme un recueil des mille et un contes grivois qui composent, pourrait-on dire, le Décaméron de Shakespeare.
Cette publication montre notamment à quel point le latin sert de ressort à Shakespeare en matière de pornographie verbale par le biais de la traduction, on y (re)découvre un autre Shakespeare, tristement oublié, profondément populaire (comme en son temps !), foncièrement rabelaisien chaque pièce y est perçue comme une anamorphose, l'une de ces « perspectives dépravées » tant prisées dans les arts à l'époque – à saisir également l'œil / l'oreille en coin.



L'auteur

Jean-Pierre RICHARD a dirigé le master professionnel de traduction littéraire de l'université Denis-Diderot Paris 7. Il a traduit une soixantaine d'ouvrages, tant de littérature d'Afrique australe que de théâtre. Depuis 1995, il collabore à l'édition bilingue des Œuvres complètes de Shakespeare dans la « Bibliothèque de la Pléiade » sous la direction de Jean-Michel Déprats et de Gisèle Venet.

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Sommaire

Introduction – Mille et un contes grivois

CHAPITRE 1 – Principes

Être ou ne pas être obscène

Questions de rhétorique ou comment être obscène

Le principe d'obscénité comme agent dramaturgique

CHAPITRE 2 – Matériaux

Côté poète

Côté dramaturge

CHAPITRE 3 – Techniques

Liaison

Inversion

Délimitation

Allusion

CHAPITRE 4 – Effets

Littérairement

Autrement

CHAPITRE 5 – Circonstances

Pourquoi des mots si crus ?

Pourquoi en langage codé ?

Conclusion – Double jeu

Bibliographie

Index des pièces citées


 

 

Source : Site de l'éditeur

 

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