Publications

W. W. Batstone et A. Feldherr (éd.), Sallust

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William W. Batstone et Andrew Feldherr (éd.), Sallust, Oxford, 2019.

Éditeur : Oxford University Press
Collection : Oxford Readings in Classical Studies
512 pages
ISBN : 9780198790983
£100.00

The Roman historian Sallust emerges from recent scholarship as one of the most innovative and original writers of the ancient world. His works describe the political and moral crises of Rome's civil wars in the first century BCE and raise questions about the possibilities for narrating the past that matter profoundly to historians today. This volume provides a substantial introduction to scholarship on Sallust, bringing together some of the best and most important studies from the last decades and setting them within the context of a rich and continuing scholarly tradition that includes influential works by Eduard Schwartz (1897) and Kurt Latte (1935). Each contribution presents a distinctive vision of the historian and together they reveal different aspects of his complexity and surprising modernity. Substantial attention is given to all three of Sallust's works: the monographs on the Catilinarian conspiracy and the war with Jugurtha, as well as the fragmentary Histories. Translations of important contributions by German and Italian scholars as well as a survey of the early modern reception of Sallust offer unprecedented access to the scope of Sallust studies. This volume will be an important resource for students of ancient history and Latin literature at all levels and also introduce a wider scholarly audience to Sallust's importance and interest.

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J.-P. Richard, Shakespeare pornographe. Un théâtre à double fond

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Jean-Pierre Richard, Shakespeare pornographe. Un théâtre à double fond, Paris, 2019.

Éditeur : Editions rue d'Ulm
246 pages
ISBN : 978-2-7288-0622-5
20€

 

Nul, au temps de Shakespeare, n'a su autant que lui transmuer l'obscénité verbale en énergie dramatique, jusqu'à produire sous l'intrigue officielle de ses pièces un tout autre spectacle, fait des péripéties salaces du langage lui-même.
C'est à cette production parallèle, à cet autre théâtre, le plus souvent désopilant, que nous sommes invités à assister ici. On y découvre un pan méconnu du génie créateur de Shakespeare. Car ce montreur d'hommes est aussi un pornographe hors pair, assurément le plus doué de sa génération. De sa première à sa dernière (39e ?) pièce, il a cultivé systématiquement une double entente saturée d'obscénité, qui va bien au-delà de la trouvaille ponctuelle, dans le cadre d'une véritable stratégie dramaturgique de l'équivoque.
Ce voyage d'exploration pourra éclairer les anglicistes, les traducteurs ou les gens de théâtre. Il se lit aussi comme un recueil des mille et un contes grivois qui composent, pourrait-on dire, le Décaméron de Shakespeare.
Cette publication montre notamment à quel point le latin sert de ressort à Shakespeare en matière de pornographie verbale par le biais de la traduction, on y (re)découvre un autre Shakespeare, tristement oublié, profondément populaire (comme en son temps !), foncièrement rabelaisien chaque pièce y est perçue comme une anamorphose, l'une de ces « perspectives dépravées » tant prisées dans les arts à l'époque – à saisir également l'œil / l'oreille en coin.

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V. A. Korshunkov, Греколатиника: отражения классики

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Vladimir A. Korshunkov, Греколатиника: отражения классики, Moscou, 2018.

Éditeur : НЕОЛИТ
528 pages
ISBN : 978-5-9500805-6-2
1490 р.

Помещённые в этой книге заметки и очерки знакомят с античной культурой и цивилизацией, с греко-римским наследием в современном мире. Предоставляются важнейшие сведения о классических языках — древнегреческом и латинском. В разбираемых сюжетах поясняются, комментируются, исследуются греческие и латинские слова, фразы, языковые явления, а также античные, библейские, средневековые культурные и бытовые ситуации. Книга будет полезна старшеклассникам, студентам, аспирантам и всем, кого интересуют историко-культурные традиции Западной Европы и России.

 

Source : Academia

 

G. Baldo et L. Beltrami (éd.), A primordio urbis: Un itinerario per gli studi liviani

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Gianluigi Baldo et Luca Beltrami (éd.), A primordio urbis: Un itinerario per gli studi liviani, Turnhout, 2019.

Éditeur : Brepols
Collection : Giornale italiano di filologia - Bibliotheca
572 pages
ISBN : 978-2-503-58184-2
€ 95 excl. tva

Da duemila anni gli Ab Urbe condita libri di Tito Livio (Padova 59 a.C. - 17 d.C.) non cessano di porre a lettori e studiosi di tutto il mondo enormi e affascinanti interrogativi. L'ambizioso progetto dello storico, narrare tutta la storia di Roma dalla sua fondazione all'età contemporanea, ha dato origine a un'opera immensa per estensione e complessità. Le Storie di Livio si fondano su un potente intreccio di istanze letterarie, storiografiche e ideologiche, che ne fa una delle opere più influenti della latinità. I contributi raccolti nel volume, provenienti da svariati ambiti del sapere umanistico, si confrontano con l'opera di Livio in una prospettiva multidisciplinare, integrando competenze, suggestioni e punti di vista. A studi di carattere filologico-letterario si affiancano così approfondimenti storici, giuridici, archeologici e storico-artistici, con particolare attenzione alla fortuna dell'opera liviana in età medievale e moderna.

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B. Colot (dir.), La littérarité latine, de l'Antiquité à la Renaissance

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Blandine Colot (dir.), La littérarité latine, de l'Antiquité à la Renaissance, Rennes, 2019.

Éditeur : Presses Universitaires de Rennes
Collection : Interférences
315 pages
ISBN : 978-2-7235-7816-6
26 €

S'appliquant au concept de littérarité remis récemment en débat, la réflexion menée ici à travers quatorze contributions porte sur le domaine latin, et sur un large arc diachronique, où la notion de tradition est vivante ; elle contribue à éclairer l'évolution qui a progressivement amené un resserrement de la notion, notamment à propos de genres qui, de nos jours, ne sont plus jugés relever de "la littérature" (histoire, littérature spirituelle ou didactique...). Une première partie envisage la façon dont l'auteur se présente en créateur à travers son texte, tel Plaute défendant l'originalité de son inuentum (G. Petrone) ou Martial, le caractère authentique et exclusif de son oeuvre (J.-C. Julhe), ou encore Tacite jouant de la dimension pragmatique de son écriture pour avoir un impact sur son lecteur (F. Galtier). On voit également Ambroise insérer citations, récits ou anecdotes pour donner forme littéraire à ses sermons (M. Courseau), ou Felix Fabri indiquer au lecteur les multiples voies d'accès à son récit de pèlerinage selon l'expérience de lecture souhaitée (J. Meyers). La deuxième partie s'intéresse à la force pédagogique de la "lettre", qu'il s'agisse, pour Augustin, de vivre le temps de la confession comme épreuve du temps des hommes et approche du temps de Dieu (B. Pieri), ou pour Gallus, Sedulius, Arator, de faire que la forme poétique guide le fidèle dans sa compréhension du texte biblique (B. Bureau), ou, pour Eugène de Tolède, d'écrire pour une élite mais hors du cadre mondain, dans une position d'humilité où la langue est simple et le lyrisme religieux (C. Ulrlacher-Becht) ; qu'il s'agisse enfin, pour Giovanni Pontano, de faire que la littérarité constitutive de la science réalise le principe de la mimèsis en faisant jouer à plein les effets d'intertextualité avec les poètes latins (H. Casanova-Robin). La troisième partie interroge la manière dont les auteurs ont défini ou instauré le cadre de leur littérature ou fait dépendre de celle-ci le cadre de leur culture. Ainsi, le Cicéron des Verrines ou Pline l'Ancien nous apprennent qu'une oeuvre artistique est un monumentum faisant écho à une tradition littéraire qui bannit toute écriture purement technique (R. Robert); Lactance fait oeuvre d'initiateur en s'autorisant d'une facture "classique" pour gagner à un écrit d'inspiration chrétienne d'appartenir désormais à la littérature latine en général (B. Colot); les arts poétiques médiévaux montrent qu'à côté de la convention régulatrice de la tradition, qui s'appuie sur les classiques, la voix propre de la littérarité des auteurs se découvre dans ce que l'on peut restituer de l'horizon d'attente de leurs lecteurs (D. James-Raoul); parce que tout écrit médiéval latin suppose l'arrière-plan religieux chrétien, puisque seuls les clercs connaissaient le latin, sa littérarité ne doit pas être recherchée à côté du religieux mais se découvrir empiriquement dans ses intentions: émouvoir, modeler le monde, partager une émotion esthétique (E. Pinto-Mathieu); Robortello, enfin, par sa traduction nouvelle de la Poétique d'Aristote, fait ressortir la prééminence du critère de la mimèsis comme recherche du vraisemblable, libérant ainsi la création littéraire du critère du vrai et renouvelant alors son espace propre (L. Boulègue).

 

Source : Presses Universitaires de Rennes

 

P. Chambert-Protat et C. Gerzaguet, Timothée. Sur la Pâque

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Pierre Chambert-Protat et Camille Gerzaguet, Timothée. Sur la Pâque, Paris, 2019.

Éditeur : Éditions du Cerf
Collection : Sources Chrétiennes
216 pages
ISBN : 9782204131582
24 €

Découvert dans un manuscrit de Montpellier, le Livre de l'évêque Timothée sur la Pâque est une source inédite d'une richesse exceptionnelle sur un sujet mal connu et complexe : les controverses pascales du début du IVe siècle en Orient.
Cette lettre pastorale, rédigée en grec par un certain évêque Timothée à une communauté non identifiable, et transmise en latin, constitue une source de premier plan concernant quatre déviances relatives aux célébrations de Pâques, déviances dont elle atteste la présence en Anatolie dans le premier quart du IVe siècle : l'une d'entre elles n'avait même jusqu'ici jamais été répertoriée. À travers elles, l'auteur laisse aussi entrevoir une situation politique complexe, que ce soit dans les relations entre communautés chrétiennes, entre chrétiens et juifs, ou encore entre christianisme et administration civile.
La présence d'un extrait de l'ouvrage dans les carnets de saint Augustin illustre quant à elle son rôle dans l'histoire des textes et l'importance de la question pascale en termes non seulement de calendrier liturgique, mais aussi d'identité religieuse et d'exégèse.

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E. Gavoille (dir.), Qu'est-ce qu'un auctor ?

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Elisabeth Gavoille (dir.), Qu'est-ce qu'un auctor ? Auteur et autorité, du latin au français, Bordeaux, 2019.

Éditeur : Ausonius Éditions
Collection : Scripta Receptoria 17
281 pages
ISBN : 2427-4771
25 €

En référence à la question posée par Foucault (“Qu'est-ce qu'un auteur ?”, 1969), la réflexion collective menée ici propose de revenir sur les fondements sémantiques de la notion et sur son lien originaire avec celle d' “autorité”. Il s'agit d'explorer, au travers de ces 15 contributions, la riche polysémie du latin ‘auctor', dans ses implications juridiques et politiques, philosophiques et théologiques, rhétoriques et littéraires, et dans son évolution vers le français ‘auteur'.
Une première section présente les sens fondamentaux de ‘auctor' : étymologie et rapports avec le verbe ‘augeo' (L. Gavoille), examen de divers cas de synonymie (E. Gavoille). La deuxième est consacrée aux aspects institutionnels et historiques : signification de la formule ‘patres auctores' à propos du sénat romain (M. Ducos), autorité politique et ‘auctoritas' historiographique chez Tite-Live (L. Méry) et chez Tacite (O. Devillers), image au fil des siècles de Brutus, fondateur de la république romaine et artisan de liberté (I.G. Mastrorosa). La troisième envisage les usages philosophiques : ‘auctor' et ‘auctoritas' chez Cicéron (S. Aubert-Baillot), ‘auctor' et ‘interpres' chez Sénèque (A. Setaioli), ainsi que les développements littéraires : passage au Ier siècle du sens de “garant” à celui d' “auteur” comme modèle à suivre ou initiateur d'un genre (S. Franchet d'Espèrey), construction d'une ‘persona' auctoriale chez Jérôme (C. Biasi), et enfin l'idée d' “auteur divin” dans la pensée païenne puis chrétienne ( ‘auctor uniuersi' et expressions similaires, F. Guillaumont). La quatrième partie porte sur les prolongements et mutations du Moyen Âge et de la Renaissance : statut de l'auteur dans la réécriture des textes hagiographiques (A. Ricciardi) et dans l'écriture épistolaire (F. Oudin à propos des lettres vernaculaires, L. Bernard-Pradelle sur Marc-Antoine Muret), émergence aux XVIe-XVIIe siècles de la figure moderne, qui s'affranchit de la tradition et affirme son originalité (‘Je au contraire', V. Giacomotto-Charra).

 


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