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M. Vandersmissen, Discours des personnages féminins chez Sénèque

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Marc Vandersmissen, Discours des personnages féminins chez Sénèque, Bruxelles, 2019.

Éditeur : Peeters
Collection : Latomus 359
399 pages
ISBN : 978-90-429-3796-3
68 €

Dans les tragédies de Sénèque, la femme est depuis longtemps un objet d'étude. Plusieurs aspects ont été abordés, mais, aujourd'hui, une étude des discours féminins de ce corpus théâtral fait défaut. Dans ce contexte, il convient de mettre en place une méthode de recherche pour répondre, notamment, aux questions suivantes: Est-il possible de dégager une façon féminine ou masculine de s'exprimer sur scène ? Si oui, quelles seraient les raisons d'une telle différenciation discursive et quelles en seraient les conséquences sur l'action dramatique ? Quelle est l'influence de l'interlocuteur sur lesdits discours ? Des héroïnes prennent-elles la parole comme des hommes, ou inversement ? Voici autant de pistes explorées dans le présent ouvrage. Pour traiter ce sujet à la croisée des études du discours et des études sur la femme, nous avons recours à la logométrie. Cette recherche s'inscrit donc aussi dans une profonde réflexion méthodologique, puisque de nouveaux outils sont utilisés pour traiter ces questions inédites.

 

Source : Peeters

 

Cl. Bur, La citoyenneté dégradée. Une histoire de l'infamie à Rome (312 av. J.-C. - 96 apr. J.-C.)

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Clément Bur, La citoyenneté dégradée. Une histoire de l'infamie à Rome (312 av. J.-C. - 96 apr. J.-C.), Rome, 2018.

Éditeur : Ecole française de Rome
Collection : Collection de l'Ecole française de Rome
XII - 697 pages
ISBN : 978-2-7283-1290-0 (br.)
40€

À Rome, la dignité était au cœur de la hiérarchie civique. Dès lors, les citoyens qui ne répondaient plus aux attentes liées à leur rang étaient déclassés et perdaient certains droits. Devenus infâmes, ils jouissaient désormais d'une citoyenneté amoindrie. Ce livre est consacré à ces formes de dégradations civiques prononcées par un représentant de la cité et pour un motif moral. Le choix de la prosopographie (catalogue disponible en ligne) ainsi que d'une approche globale et diachronique a permis de proposer une synthèse renouvelée sur l'infamie. Cela passe d'abord par une étude d'ensemble des peines infamantes de la discipline militaire et surtout du regimen morum des censeurs. On saisit ainsi combien ces spectacles du déshonneur caractérisaient la culture politique romaine et contribuaient à définir le mos maiorum, tandis que la question des candidats aux élections déboutés pour indignité en dessine les limites. L'ouvrage se penche ensuite sur les peines prescrites par les lois pénales et les réglementations écartant de diverses fonctions (témoins, juges, décurions…) certaines catégories de citoyens méprisés de longue date, comme les acteurs, les gladiateurs, ou les prostitués. Cette analyse dévoile un phénomène de juridicisation de l'infamie amorcé à partir du IIe siècle avant J. C. Enfin sont examinés les infâmes eux-mêmes : leurs origines, leur situation et les possibilités de sortir de leur condition. L'étude des formes d'infamie révèle ainsi en négatif la définition du bonus ciuis et les attentes des Romains envers leurs dirigeants. La question de l'évaluation morale du citoyen dans la société d'ordres qu'était Rome conduit à une histoire de la citoyenneté romaine sur la longue durée : c'est donc une réflexion sur le caractère méritocratique de la hiérarchie civique et sur le mode de légitimation de l'aristocratie qui est proposée ici.

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M. Dana et I. Savalli-Lestrade (éd.), La cité interconnectée dans le monde gréco-romain

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M. Dana et I. Savalli-Lestrade, La cité interconnectée dans le monde gréco-romain (IVe siècle a.C.- IVe siècle p.C.), Bordeaux, 2018.

Éditeur : Ausonius Éditions
Collection : Scripta antiqua (118)
340 pages
ISBN : 9782356132420
25 €

Ce volume, rassemblant les travaux d'une équipe d'experts internationaux, examine le rôle privilégié de la cité dans la toile des relations sociales, culturelles, religieuses et diplomatiques qui ont façonné l'œcoumène gréco-romaine depuis l'avènement d'Alexandre le Grand. En pensant l'articulation entre mobilité et réseaux, les auteurs se sont notamment interrogés sur les cadres, les mécanismes et les conséquences de la connectivité. La mobilité spontanée ou institutionnalisée des acteurs de la connectivité – marins, marchands, artisans, militaires, lettrés, athlètes et pèlerins, mais aussi proxènes, ambassadeurs, juges et arbitres, fonctionnaires et dignitaires au service de dynastes et rois – a eu des effets incommensurables tant sur les cités que sur les partenaires de celles-ci qui n'étaient pas Hellènes ou avaient adopté d'autres formes de vie collective que la cité. Les relations paritaires ou hiérarchiques entre cités ont été transformées, à diverses échelles et selon les époques, par les échanges promus dans le cadre des cités. La culture politique de ces dernières a progressivement modelé de larges secteurs du monde méditerranéen et pontique, tout en favorisant la construction de la mémoire collective qui a mené à la reconfiguration des identités locales.

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Thesaurus linguae Latinae IX.1, fasc. III nebel - nemo

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Thesaurus linguae Latinae. Vol. IX. Pars 1, fasc. III nebel - nemo, Berlin, 2018.

Éditeur : De Gruyter
88 pages
ISBN : 978-3-11-053152-7
69,95 €

Source : De Gruyter

 

S. Rougier-Blanc (dir.), Athénée de Naucratis. Le banquet des savants, livre XIV

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Sylvie Rougier-Blanc (dir.), Athénée de Naucratis. Le banquet des savants, livre XIV. Spectacles chansons danses musique et desserts, Bordeaux, 2018.

Éditeur : Ausonius Éditions
Collection : Scripta antiqua (117)
812 pages
ISBN : 9782356132369
45 €

À Rome, au début de notre ère, un Grec d'Égypte, Athénée de Naucratis, mettant en scène les conversations de banqueteurs savants, propose à toutes les élites de l'Empire romain, devenu “mondial”, une synthèse ludique de huit siècles de culture gréco-romaine. En quinze livres, il raconte à un interlocuteur du nom de Timocratès, un banquet fictif de lettrés: à travers un jeu de citations d'auteurs grecs en tous genres, il propose à son interlocuteur supposé d'apprendre les mots et les savoirs constitutifs de la culture et de la vie en société, relatifs aux questions les plus diverses, la cuisine, les vins, les manières de table, Homère, les hors-d'oeuvre, les pains, les poissons, les viandes, les coupes, le luxe, la table des rois, le régime des philosophes, les courtisanes célèbres, les artistes de théâtre, la musique et les instruments de musique, les chansons, les danses, les fruits, les gâteaux, les jeux de société, les couronnes, les parfums, le tout à grand renfort d'anecdotes rares de toutes sortes… Souvent utilisé comme un immense recueil de fragments d'oeuvres aujourd'hui disparues, Les Deipnosophistes (Le banquet des savants) constituent une oeuvre originale et une source indispensable pour qui s'intéresse à la culture antique.

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R. Franchi, Dalla Grande Madre alla Madre. La maternità nel mondo classico e cristiano. Vol. 1: La Grecia

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Roberta Franchi, Dalla Grande Madre alla Madre. La maternità nel mondo classico e cristiano. Vol. 1: La Grecia, Alessandria, 2018.

Éditeur : Edizioni dell'Orso
Collection : Hellenica, n. 74
XII-376 pages
ISBN : 978-88-6274-888-9
48,00 €

È nel cuore dell'altopiano anatolico che prende avvio un affascinante viaggio, costellato di rimandi, sovrapposizioni e risonanze, volto a ripercorrere le tracce di quell'immagine archetipica femminile, figura simbolica dominante nel pantheon religioso antico, con la quale finisce per identificarsi la maggior parte delle divinità femminili: la Grande Madre. Venerata in Anatolia dagli Hittiti e dai Frigi, in Grecia il suo volto si sovrappone con quello di Cibele, Gaia, Rhea e Demetra. Un nome, tanti nomi o tante dee per indicare una credenza nella potenza incontestata di una madre primordiale e cosmo-teogonica, una madre sfuggente e poliedrica, che finisce per installarsi sull'Agorà di Atene, diventando custode della giustizia e dell'anima ancestrale della città. Espressione di fertilità e fecondità, la forza procreatrice e generatrice della Grande Madre, declinata già nel mito di Demetra e Kore, trova un parallelo in quell'unica figura femminile vivente, capace a sua volta di generare, nutrire, proteggere e amare: la madre. Accanto a balie e nutrici, la letteratura greca offre varie tipologie materne: dalla madre dello stato a quella terribile o vendicativa, dalla madre assassina a quella buona e materna. Ma forse la dimensione più consueta della madre è il pianto: Niobe, Teti, Ecuba, Andromaca o le madri supplici di Euripide innalzano le loro voci per ricordare le gioie e i tormenti dell'allevare e crescere i figli, lo smarrimento e il dolore causato dalla loro morte. E se è vero che la donna, relegata nell'oikos, resta tanto sul versante filosofico-medico quanto nella società patriarcale una cittadina impossibile, per via delle sue caratteristiche antitetiche a quelle dell'uomo, proprio l'amore per i figli la riscatta dalla sua naturale debolezza, concedendole uno statuto privilegiato, che sfiora le corde dell'eroismo e della virilità. Per le madri spartane rientra in una sorta di ‘normalità' civica non piangere alla morte dei figli, giacché questi sono generati per la difesa di Sparta. La morte di parto, al pari della ‘bella morte' in battaglia per un uomo, rende memorabile la vita femminile, destinata altrimenti ad essere cancellata dalla storia. Se la donna compie il suo dovere allorché mette al mondo i figli, la maternità, contribuendo a generare cittadini, potrebbe pienamente ambire allo status di attività civica. E come non ricordare il ruolo giocato ‘dietro il trono' da alcune madri di sovrani, tra cui Olimpiade, madre di Alessandro Magno? Attraverso una contestualizzazione attenta e un richiamo puntuale ai testi, senza tralasciare l'apporto iconografico, il volume, prendendo le mosse dalle remote vicende della Grande Madre, dimostra come il profondo impegno con cui la madre opera nel contesto sociale e religioso del mondo greco trasformi la maternità in una funzione imprescindibile e nobilitante.

 

S. Montel et A. Pollini (éd.), La question de l’espace au IVe s. avant J.-C. dans les mondes grec et étrusco-italique

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Sophie Montel et Airton Pollini (éd.), La question de l'espace au IVe s. avant J.-C. dans les mondes grec et étrusco-italique, Besançon, 2018.

Éditeur : Presses Universitaires de Franche-Comté
320 pages
ISBN : 9782848676388
30 €

Ce volume collectif s'intéresse à la question de l'espace au ive siècle av. J.-C. Sont considérés les différents espaces de la cité grecque, leur histoire, leurs fonctions, mais aussi leurs représentations figurées. Vingt ans après l'ouvrage de Pierre Carlier (Nancy, 1996), des historiens de l'art, des archéologues, des spécialistes de l'aménagement du territoire des cités antiques éclairent de leur réflexion les effets de continuité, rupture, reprise et les particularités des espaces de la cité de ce moment particulier de l'histoire grecque.

 

Source : ISTA

 


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