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La présence impériale dans la Rome tardo-antique (= Antiquité Tardive 25, 2017)

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La présence impériale dans la Rome tardo-antique (= Antiquité Tardive 25, 1017), Turnhout, 2018.

Éditeur : Brepols
Collection : Antiquité tardive 25
504 pages
ISBN : 978-2-503-57831-6
88 €

Extrait de l'éditorial de Hervé Inglebert :
Le numéro 25 de la Revue correspondant à l'année 2017 contient un dossier sur la présence impériale à Rome dans l'Antiquité tardive. La présence réaffirmée du Prince dans la Ville avait été l'un des éléments de la légitimation du pouvoir d'Octave-Auguste face aux intentions réelles ou fantasmées prêtées à César de s'installer à Ilion et à Marc Antoine de s'établir à Alexandrie. Les empereurs du Haut Empire passèrent l'essentiel de leur temps dans leur capitale, devenue de marbre, pour s'occuper du Peuple-Roi et lui fournir pain et jeux. Il y eut bien entendu quelques exceptions, lorsque l'empereur allait dans les provinces, pour les organiser (Auguste dans les Espagnes et les Gaules), y trouver une gloire nouvelle (Néron en Achaïe) ou pour les visiter (Hadrien). De même les séjours sur le front et les déplacements impériaux qui y étaient liés ont pu éloigner les empereurs (Domitien, Trajan, Marc Aurèle, Septime Sévère, Caracalla) de Rome. Mais ils revenaient toujours durablement au centre de l'Empire. Les choses sont devenues plus complexes ensuite, avec les guerres fréquentes de la crise du IIIe siècle, l'installation des empereurs dans des résidences plus proches des frontières (Milan et Trèves), ou ensuite plus sûres (Ravenne), et bien entendu la création d'une nouvelle capitale à Constantinople. Toutefois, l'existence constante d'un empereur en Occident, le prestige intact de Rome et de son Sénat dont le rôle politique fut renforcé par Constantin et le rôle symbolique de la Ville pour la justification du pouvoir expliquent que les relations entre l'empereur et sa capitale soient restées très fortes durant l'Antiquité tardive. C'est ce qu'explore sur la longue durée, du IIe au VIIe siècle, ce dossier proposé par Meaghan McEvoy, Muriel Moser et Simon Corcoran. On y trouvera traités les aspects politiques (Jonathan J. Arnold, Simon, Corcoran, Caillan Davenport, Meaghan McEvoy, Muriel Moser, Michele Renée-Salzman), dynastiques (Julia Hillner), administratifs (Luca Loschiavo, Silvia Orlandi), matériels - monumentaux, iconographiques et monétaires - (Robert Coastes-Stephens), Gregor Kalas, Markus Löx, Peter Franz Mittag, Ulrike Wulf-Rheidt) dont la combinaison permet d'accroître nos connaissances et de renouveler les perspectives sur les thèmes de la présence réelle ou symbolique, en cas d'absence, de l'empereur dans la Ville.

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Th. Reinach (éd.), Flavius Josèphe. Contre Apion

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Théodore Reinach (éd.), Flavius Josèphe. Contre Apion, Paris, 2018.

Éditeur : Les Belles Lettres
Collection : Classiques en poche
XCII + 308 pages
ISBN : 9782251447520
14,90 €


Texte établi par : Théodore REINACH, traduit par : Léon BLUM, introduction et notes de : Sylvie-Anne GOLDBERG.

Joseph, fils de Mattathias le Prêtre, vécut au Ier siècle de notre ère, entre la Judée en guerre contre les Romains et Rome dont il fut l'un des serviteurs. Passé dans l'histoire sous le nom de Flavius Josèphe, il fut un acteur et un spectateur des événements qui ont bouleversé l'histoire de l'Occident. Son œuvre abondante éclaire l'arrière-plan de la révolte juive, mais sa circulation au long des siècles permet d'en saisir les retombées historiques.
Écrit à la fin du Ier siècle de notre ère, le Contre Apion est un ouvrage inclassable qui pose plus de questions qu'il n'offre de réponses. Présenté par Josèphe comme une apologie des Juifs et du judaïsme, il est également une auto-défense de son auteur qui y répond aux critiques portées sur sa grande œuvre historiographique. Organisé en deux volets, il offre un panorama de l'histoire des Juifs dans le premier livre et une défense du judaïsme dans le second.
Transmis par la patristique, scrutés par les chercheurs, les écrits de Flavius Josèphe ne cessent d'alimenter réflexions et débats, régulièrement renouvelés au gré des découvertes archéologiques auxquelles ils servent parfois de sources d'informations topographiques et historiques.

 

Source : Les Belles Lettres

 

T. Berg, L'Hadrianus de Montserrat

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Tatiana Berg, L'Hadrianus de Montserrat, Liège, 2018.

Éditeur : Presses Universitaires de Liège
Collection : Papyrologica Leodiensia
196 pages
ISBN : 978-2-87562-150-4
30,00 euros HTVA

Figure phare de la dynastie des Antonins, Hadrien (117-138) n'a cessé de fasciner au cours des âges : empereur voyageur et plutôt pacifiste, homme érudit et lettré, mais aussi insaisissable, il a suscité, selon les lieux, les époques et les auteurs, autant de louanges que d'anathèmes. Ainsi apparaît-il dans des œuvres de natures très diverses, parmi lesquelles a été identifié depuis peu un petit récit en prose latine, dont l'unique copie fait partie d'un codex composite égyptien de papyrus daté de la seconde moitié du IVe s. et conservé à l'Abbaye de Montserrat : l'Hadrianus. Publié pour la première fois, avec traduction anglaise, en 2010, ce texte court, corrompu, mais riche d'informations, intrigue à plus d'un titre.
Le présent ouvrage propose une nouvelle édition de l'Hadrianus de Montserrat, accompagnée de sa première traduction française et de l'analyse de divers aspects du texte et du codex qui le contient : sont ainsi abordés tant l'analyse codicologique et paléographique de l'Hadrianus, que ses caractéristiques linguistiques et son genre littéraire. Combinée à l'examen des autres textes du codex, l'étude du récit latin s'avère utile pour en identifier le contexte de production et les objectifs d'utilisation, et s'interroge enfin sur la présence d'Hadrien dans un objet bibliologique copié, plus de deux siècles après sa mort, dans un milieu chrétien. Elle devrait donc intéresser maints lecteurs dans de nombreux domaines de recherche, qu'ils étudient le latin tardif, l'histoire d'Hadrien ou celle de la ville de Cologne, ou encore l'exil dans le monde romain et, plus généralement, la représentation littéraire des empereurs romains.

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S. Audano, Tacito. Agricola

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Sergio Audano, Tacito. Agricola, Santarcangelo di Romagna, 2017.

Éditeur : Rusconi
Collection : Classici greci e latini
pp. 154 pages
ISBN : 9788818031980
11 €

Attraverso l'Agricola, scritto nei primi anni dell'impero di Traiano (98 d.C.), Tacito intende proporre la figura del suocero, valoroso generale a cui si deve la definitiva sottomissione della Britannia, quale esempio e modello etico per la nuova classe dirigente dell'impero. Ma l'autore latino non si limita a tracciare una biografia secondo gli schemi convenzionali: la vicenda umana e politica di Agricola si intreccia con l'ampio excursus etnoantropologico della Britannia, in cui sono illustrati i costumi delle varie popolazioni dell'isola; non mancano anche riflessioni di penetrante attualità sull'imperialismo romano, di cui si mette in luce, nel celebre discorso del comandante britanno Calgaco, la natura violenta e criminale.

Source : Rusconi Libri

 

B. Bakhouche (dir.), Formes du portrait dans le monde hellénistique et romain

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Béatrice Bakhouche (dir.), Formes du portrait dans le monde hellénistique et romain, Paris, 2017.

Éditeur : Classiques Garnier
Collection : Rencontres, Série Littératures antiques, n° 1
387 pages
ISBN : 978-2-406-06752-8
34 €

Le portrait se rencontre dans les arts figurés comme dans la littérature, y compris la numismatique, comme dans la littérature, voire la physiognomonie.
Son expression littéraire donne, dans la successivité du discours narratif, ce qui se présente simultanément à la vue mais peut indiquer également des aspects cachés de la personne. L'étude des éléments descriptifs spécifiques à la peinture d'un personnage conduit à une définition formelle du portrait et de sa typologie ; elle permet également des croisements avec différents genres littéraires, cet objet d'étude étant véritablement holistique car presque tous les genres antiques peuvent être convoqués dans cette enquête.

 

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M. Engerbeaud, Rome devant la défaite

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Mathieu Engerbeaud, Rome devant la défaite (753-264 avant J.-C.), Paris, 2017.

Éditeur : Les Belles Lettres
Collection : Études anciennes
592 pages
ISBN : 9782251447506
29,50 €

Les cinq premiers siècles de l'histoire de Rome sont présentés par les auteurs antiques comme un mouvement de conquête inexorable de l'Italie, ponctué de multiples victoires, au point que la suprématie romaine a été conçue a posteriori de façon déterministe. Cette vision traditionnelle de la conquête romaine doit être contestée car ce processus n'a pas été linéaire et il n'a obéi à aucun plan préconçu. En effet, des défaites nombreuses viennent souligner des phases de déclin de la cité, bien éloignées d'un schéma de prépondérance croissante et incontestée. Bien qu'ils privilégient la victoire, les historiens antiques décrivent ces défaites avec précision, détaillant le nombre de citoyens tués ou faits prisonniers, retraçant le deuil public, l'abandon de la cité par les dieux, s'interrogeant enfin sur la responsabilité des dirigeants romains. La documentation antique conservée, littéraire et matérielle, permet d'étudier comment Rome se perçoit
lorsqu'elle est vaincue et comment les ennemis des Romains célèbrent leurs victoires contre la cité latine ; autrement dit, le rôle déterminant des échecs militaires dans les transformations institutionnelles, religieuses et civiques de Rome entre le VIIIe et le milieu du IIIe siècle avant notre ère.

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B. Dufallo (éd.), Roman Error: Classical Reception and the Problem of Rome's Flaws

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Basil Dufallo (éd.), Roman Error: Classical Reception and the Problem of Rome's Flaws, Oxford-New York, 2017.

Éditeur : Oxford University Press
304 pages
ISBN : 9780198803034
65 £

 

In the eyes of posterity, ancient Rome is deeply flawed. The list of censures is long and varied, from political corruption and the practice of slavery, to religious intolerance and sexual immorality, yet for centuries the Romans' "errors" have not only provoked opprobrium, but also inspired wayward and novel forms of thought and representation, themselves errant in the broad sense of the Latin verb. This volume is the first to examine this phenomenon in depth, treating examples from history, philosophy, literature, psychoanalysis, and art history, from antiquity to the present, to examine how the Romans' faults have become the basis for creative experimentation, for rejections of prevailing ideology, even for comedy and delight. In demonstrating that the reception of Rome's missteps and mistakes has been far more complex than simply denouncing them as an exemplum malum to be shunned and avoided, it argues compellingly that these "alternative" receptions are historically important and enduringly relevant in their own right. "Roman error" comes to signify both ancient misstep and something that we may commit when engaging with Roman antiquity, whereby reception may even be conceived as "error" of a kind: while the volume ably addresses popular fascination with a wide range of Roman vices, including violence, imperial domination, and decadence, it also asks us to consider what makes certain receptions matter, how they matter, and why.

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